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Stade de Venoix :

<FONT color=RoyalBlue><B>Stade de Venoix</B></FONT> Les impressions sur le Stade de Venoix qui faisait ça légende:

Pas insensible, comme l'ont également été beaucoup de visiteurs de première division, ces dernières années. "A Venoix, tout est réuni pour que l'adversaire ait la pression", déclarait en 1990 Jean-Christophe Thouvenel, Bordelais à l'époque. Et il ajoutait : "Plus que le public, c'est le stade lui-même qui est responsable de cette ambiance surchauffée. Il est petit, à plat, en forme de cuvette, permettant une résonance extraordinaire. Il n'y a qu'ici que le joueur sent le public aussi proche". François Lemasson, le gardien caennais de la saison 90-91, disait : "On a parfois l'impression qu'une partie du public est dans les filets". Alain Douville est catégorique : "Depuis que nous jouons en D1, Venoix est un stade réputé à part. On lui doit 3 ou 4 points par saison".

Il est petit, à plat, en forme de cuvette, permettant une résonance extraordinaire. « Il n'y a qu'ici que le joueur sent le public aussi proche » dixit Jean-Christophe Thouvenel, Bordelais à l'époque. Réquisitionné par les Allemands durant la seconde guerre mondiale, le stade de Venoix a sans cesse été rebâti, retouché pendant son existence. L'arrivée en première division a ainsi nécessité le renforcement des pylônes électriques dont on s'est aperçu pour l'anecdote, qu'ils n'avaient pas été installés symétriquement. Si l'enceinte mythique n'est plus aux normes pour le très haut niveau, elle abrite encore tous les matchs officiels de l'équipe B de CFA2. Il y eut quelques heures de gloire dans ce stade mythique à l’anglaise, aux spécificités bien particulières ….

Stade de Venoix L'histoire commence au début du siècle. Un certain 15 octobre 1913. Le Stade Malherbe naissait ce jour là de la fusion du club Malherbe Caennais, et du club Sportif Caennais. Pour l'entraînement de ses équipes, le jeune SMC disposait d'un terrain privé, également loué à la société hippique de Basse-Normandie, du côté de Venoix. Une petite tribune y avait été élevée. Le terrain comportait également un paddock, pour les chevaux. Cohabitation oblige, Malherbe disposait de ce futur "Venoix" du 15 septembre au 15 juillet. Les chevaux déboulaient du 15 juillet au 15 août. L'alternance avant l'heure. Rapidement, le stade prit un autre visage. Deux terrains de football y furent aménagés, dont l'un entouré par une piste de course à pied. Les tribunes étaient également peu à peu améliorées. La première rencontre marquante y eut lieu le 22 février 1914. Malherbe et le stade de Saint-Servan se neutralisèrent à trois buts partout. Du même coup, le stade de Venoix se faisait connaître. Au lendemain de la première guerre mondiale, la société hippique ayant disparu, le Stade Malherbe fut le seul à conserver la jouissance du terrain. Venoix devenait pleinement la maison Malherbiste.

Stade de VenoixVenoix restera pour beaucoup l'antre du football Caennais. Mais la vieille enceinte a également marqué son histoire au rythme des rondes cyclistes. Le stade a toujours soigné son vélodrome. Dès 1922, on construisait une piste de 399,49 mètres de longueur (mesurés à la corde). Depuis, la fidélité de la piste ne s'est jamais démentie. Entièrement reconstruite en 1935-36 (pour les championnats de France amateurs) et 1984 (pour les championnats du Monde juniors), elle devint rapidement l'un des plus réputées de France.

L'histoire de Venoix, c'est aussi celle d'un stade perpétuellement rafistolé, ré aménagé, amélioré au fil des décennies, au gré des résultats et de la demande. Au gré de l'histoire également, celle qu'on écrit avec un grand "H". Comme toute la ville, Venoix a côtoyé de près les affres de la seconde guerre mondiale. Avec les débuts de l'occupation allemande, le stade fut réquisitionné. Sur les terrains, les crampons ont laissé place aux bottes de l'occupant et aux batteries de défense anti-aérienne. Dans les vestiaires, les soldats furent cantonnés. A la libération, les troupes alliées l'occupèrent. Les vieilles tribunes de bois partirent peu à peu en morceaux et servirent de combustible. Au sortir de la guerre, il fallut encore réparer, ré aménager, reconstruire ça et là, selon les besoins et les moyens. "Ce stade, c'est une sorte de bricolage permanent, et c'est ce qui en a fait aujourd'hui le charme désuet. Les traces en sont encore visibles.

Les pylônes d'éclairage ne sont pas disposés symétriquement. Il a fallu les renforcer pour l'arrivée en première division. Du côté des tôles, il doit rester encore quelques contremarches faites de rails de chemin de fer...", sourit Louis Grégoire (président fondateur de l'Amicale des Anciens de Malherbe), qui garde en mémoire ce soir des années 60, quand la lumière fut, pour la première fois, sur ce stade qui ne connaissait jusqu'alors que les "diurnes". "La première nocturne, je ne sais plus de quelle rencontre il s'agissait, mais ça a été magique. Venoix était dans le noir. Puis, tout d'un coup, on a allumé. Ca a été une formidable ovation..." Pourrait-on conter Venoix en omettant ce qui est sans doute le trait le plus caractéristique : son âme. Venoix n'est sans doute pas un stade comme un autre, et la victoire à plus d'une fois penché du côté caennais grâce à lui. Les Malherbistes se sont toujours sentis bien dans ce jardin. Nombre d'adversaires y ont senti le souffle d'un public généreux, auquel la vieille arène donnait une résonance idéale. "Déjà, en 1934 et 1938, j'ai souvenir de grands derbys contre les Diables Rouges de Rouen, remportés sans doute grâce à Venoix et à son public".

Stade de Venoix

Alain Douville, qui fit le bonheur du public dans les buts caennais pendant 12 ans, a disputé environ 200 rencontres à Venoix. "J'y ai vécu de grands matchs, comme ce Caen-Lisieux en D2, devant 10 000 spectateurs. Vraiment, on s'attache à un stade. C'est un peu sa deuxième maison. Les murs, les visages qu'on retrouve à chaque match. Sa place dans le vestiaire. La mienne était à gauche, en entrant. Je n'en ai jamais changé". Dix ans après, "Doudou" avoue sans honte, qu'il lui arrive encore "deux-trois fois dans l'année" d'aller fouler la pelouse, un jour de semaine, quand l'enceinte est vide. "Un film redéfile devant moi. J'y vais seul. Il faut être seul dans ces moments là. Je m'évade, je revois des choses. C'est un mélange de nostalgie et de bonheur. Ca dure quelques minutes. Mais j'en ai encore besoin. Si un jour on démolit ce stade, si on le gomme du paysage, je ne serais pas insensible..."




Venoix, adieu manqué : Lors de la dernière journée, le SMC reçoit Montpellier pour la dernière journée du championnat dans son stade fétiche. Malheureusement Malherbe manque sa sortie à Venoix, et perd 3-2. (A noter que le dernier but marqué par un Caennais dans ce stade est l’œuvre de Faouzi Rouissi). C'est donc un adieu manqué qui prive de plus l'équipe d'une place dans les dix premiers. Caen termine 11ème de ce championnat (1992/1993). Article du dernier match du Stade Malherbe Caen à Venoix

Suite: Les anecdotes du Stade de Venoix, page 2

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